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Votre enfant était pétillant, joyeux, plein d’énergie, on vous complimentait sur ses capacités, son intelligence et son comportement...vous étiez proches, il vous faisait confiance et venait rechercher auprès de vous conseils et sécurité. Aujourd'hui cette époque semble lointaine... Il s’est muré dans son monde et passe l’essentiel de son temps enfermé dans sa chambre, face à un écran, devant des séries, des jeux vidéos, ou connecté aux réseaux sociaux. Il semble désormais accorder plus de valeur à l’image qui est la sienne auprès de sa bande de copains, à sa « popularité », qu’à ses études et à l’harmonie des rapports au sein de sa propre famille. Il revendique son indépendance et affirme sans cesse qu’il « gère » alors que vous vous inquiétez de son absence de motivation et de la fragilité de ses résultats. Pas de doute, votre enfant est bien en devenu unADO !

PSYCHOLOGIE DE LA CRISE D'ADO




L’adolescence commence avec l’entrée dans la puberté vers l’âge de11 ans et s’achève avec la prise d’indépendanceentre 18 et 25 ans. Très brève dans certaines cultures, où elle se voit réduite à un simple rite de passage, elle se prolonge dans notre société où 30% des jeunes vivent encore au domicile parental à l’âge de 25 ans. L’adolescence est avant tout une période deTRANSITION. Tiraillé entre l’équilibre rompu de l’enfance et celui non encore trouvé de l’âge adulte, le jeune, qui fait progressivement le deuil de l’enfant qu’il a été pour laisser la place à l’adulte en devenir, est déstabilisé et vulnérable. Il aimerait bien cumuler les avantages de l’enfance (insouciance et absence de responsabilités) avec ceux de l’âge adulte (liberté et indépendance), sans en assumer les contraintes. Il refuse que ses parents lui disent ce qu’il doit faire comme lorsqu’il était petit, mais dans le même temps il attend d’eux qu’ils interviennent pour le protéger des conséquences de ses actes lorsque cela s’avère nécessaire. Tout ceci fait de l’ado un être disloqué, paradoxal, changeant, imprévisible, insatisfait, tour à tour exalté, effondré, enthousiaste, déprimé, doux, violent, aimant et rejetant, sûr de lui puis totalement auto-dévalorisé, etc.

Comme toute transition, l’adolescence peut prendre la forme d’uneCRISE plus ou moins marquée en fonction de l’importance duconflit intérieur vécu par l’adolescent. Alors que son corps, sous l’effet de l’imprégnation hormonale, commence à exprimer certaines transformations destinées à permettre le début de l’activité sexuelle, son esprit (le « surmoi »), qui a intériorisé les interdits et la morale, le pousse à se juger lui-même avec une certaine dureté. Écartelé entre ce que la nature veut faire de lui et l’idée qu’il se faisait jusqu’ici de sa personne, il est confus, submergé par le flot des transformations, n’est plus en mesure de gérer grand chose (contrairement à ce qu’il ne cesse d’affirmer !), et se croit coupable d’être ce qu’il est. Inconsciemment, l’ado à peur de ce qu’il y a en lui et redouble de vigilance pour « cacher » ses imperfections à la vue des autres et particulièrement de ses parents, qu’il craint plus que tout de décevoir, persuadé qu’il perdrait ainsi leur amour et leur confiance. Dans le même temps, la peur de soi et la culpabilité sont projetées sur le monde extérieur, sur les autres et principalement sur les parents, qui deviennent les « persécuteurs », et ce, d’autant plus que le degré de mal-être du jeune est marqué.

L’adolescent étant une personne en construction, il a des difficultés à identifier et à exprimer ce qu’il ressent pour demander de l’aide. Sasouffrance se traduit ainsi plus souvent par des comportements que par des discours. Elle peut se tourner vers l’extérieur, à travers des actes violents et agressifs, ou être plutôt dirigée vers l’intérieur, prenant alors la forme d’états dépressifs et/ou de violence contre soi-même. Dans les deux cas, le jeune est susceptible d’adopter des conduites à risque et de se mettre en danger. En tant que parents, derrière la feinte indépendance de votre enfant et la distance qu’il cherche à mettre pour faire respecter sa personne et son espace, vous sentez combien il est vulnérable et à quel point il a besoin d’amour, d’encouragements et de sécurité. Vous voudriez agir pour leprotéger comme vous l’avez toujours fait jusque là, par le dialogue, les conseils, l’autorité... Mais cela ne fonctionne plus comme avant. Le jeune a tendance à refuser en bloc la communication et vos recommandations le « saoûlent », comme si elles représentaient pour lui la pire des humiliations...

Il ne vous reste alors qu’à faire preuve de patience, car l'avantage de l’adolescence, c’est qu’elle finit, un jour, par passer...Comme le dit J.-D. Nasio, psychiatre spécialisé dans l’enfance et l’adolescence : « en présence d’un adolescent difficile, notre meilleure réponse de parents et de savoir attendre, du mieux que nous pourrons, la fin de la tempête. »

Le problème est que l’adolescence est aussi à une période de la vie humaine où doivent être effectués deschoix déterminants pourl’avenir. À travers les fréquentations qu’il choisit, les goûts qu’il développe et la façon dont il gère ses études, c’est sonfutur que le jeune construit. Qu’y a-t-il de plus douloureux en tant que parent que de voir son enfant souffrir, gâcher manifestement son potentiel, compromettre son avenir en s’exposant à subir une orientation par défaut, et se mettre en danger en raison de ses fréquentations, de ses habitudes, des distractions, du manque d’énergie, du mal-être... ? Dans ces conditions, attendre et relativiser n’est pas lasolution.

À la nécessité de faire face aux problématiques et aux paradoxes de l’adolescence, s’ajoutent vos propres difficultés à faire le deuil du petit enfant que vous aviez, pour accepter et aimer telle qu’elle est la personne qui est en train de se construire et qu’il s’agit d’accompagner vers l’autonomie. Cette transition est une étape sensible et délicate dans la vie familiale, et il est normal que vous vous sentiez par moment dépassés et démunis. C’est pourquoi unaccompagnement ponctuel extérieur à la famille est source d’apaisement, aussi bien pour le jeune lui-même que pour ses parents.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_d%27adolescence